La chose ressemble à un doridien avec ce qui pourrait être
un manteau lisse au bord froufrouté. Mais il n’y a pas trace d’un panache
branchial ni de rhinophores, d’un côté ça semble être un peu enfoncé dans le
substrat et de l’autre, il y a une excroissance bizarre.
J’entreprends de dégager délicatement autour de la chose et
je suis surpris de sentir que sous les graviers, c’est étonnamment souple…
Après quelques centimètres carrés déblayés, je découvre que sous la couche de
sédiment il y a quelque chose de gris-brun avec taches plus sombres façon
camouflage. A ce moment, je comprends et j’arrête de gratouiller… On va
continuer en créant un courant d’eau à distance pour mettre à jour la raie
torpille complètement enfouie et pas stressée du tout, heureusement…
Mais alors, la chose noire ? C’est un parasite,
Branchellion torpedinis, une sangsue des raies. Tout autour du ver, plus d’une
trentaine de paires branchies donnent cet aspect froufrouté. L’animal possède
une grosse ventouse de fixation à l’arrière du corps et, au bout d’une
extension tubulaire, une petite ventouse orale grâce à laquelle l’animal peut
accrocher la bouche pour sucer le sang de la raie.
Merci à François pour ses photos et merci à la raie torpille
pour sa patience !





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