dimanche 27 décembre 2015

Nudibranches et associés (3)


J’avais prévenu, après des grands, voici des petits.
 
La coryphelle mauve (Coryphella pedata) peut être confondue avec la flabelline mauve. Mais si l’on observe bien, on constate que les rhinophores sont lisses, contrairement à ceux de la flabelline mauve. Tous les appendices de la coryphelle mauve ont les extrémités blanches. Petit détail gastronomique à l’usage des éventuels prédateurs : la coryphelle mauve fait partie de ces nudibranches qui recyclent pour leur propre usage défensif les cellules urticantes des hydraires qu’elle mange ! Ainsi, le poisson gourmand a la désagréable sensation de croquer une nourriture trop piquante pour lui…

 
Voici une elysie vert clair (Elysia timida), probablement en quête d’acetabulaires, sa nourriture. Cette espèce serait endémique de la Méditerranée. La couleur verte (plus prononcée chez Elysia viridis) viendrait des chloroplastes (organites intracellulaires qui permettent aux végétaux de faire la photosynthèse) ingérés mais non dégradés lorsque l’elysie se nourrit de son algue favorite.

 
Ce diaphorodoris à ceinture jaune (Diaphorodoris luteocincta) a été observé par François le mois dernier. Qui peut encore nier sa capacité à dénicher les petites bêtes que le plongeur commun ne voit pas ? Comme le doris dalmatien, il se nourrit d’éponges mais aussi d’algues.


Merci à François pour sa contribution.

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