J’avais prévenu, après des grands, voici des petits.
La coryphelle mauve (Coryphella pedata) peut être confondue
avec la flabelline mauve. Mais si l’on observe bien, on constate que les
rhinophores sont lisses, contrairement à ceux de la flabelline mauve. Tous les
appendices de la coryphelle mauve ont les extrémités blanches. Petit détail
gastronomique à l’usage des éventuels prédateurs : la coryphelle mauve
fait partie de ces nudibranches qui recyclent pour leur propre usage défensif
les cellules urticantes des hydraires qu’elle mange ! Ainsi, le poisson
gourmand a la désagréable sensation de croquer une nourriture trop piquante
pour lui…
Voici une elysie vert clair (Elysia timida), probablement en
quête d’acetabulaires, sa nourriture. Cette espèce serait endémique de la
Méditerranée. La couleur verte (plus prononcée chez Elysia viridis) viendrait
des chloroplastes (organites intracellulaires qui permettent aux végétaux de
faire la photosynthèse) ingérés mais non dégradés lorsque l’elysie se nourrit
de son algue favorite.
Ce diaphorodoris à ceinture jaune (Diaphorodoris
luteocincta) a été observé par François le mois dernier. Qui peut encore nier
sa capacité à dénicher les petites bêtes que le plongeur commun ne voit pas ?
Comme le doris dalmatien, il se nourrit d’éponges mais aussi d’algues.
Merci à François pour sa contribution.



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