La flabelline blanche (Flabellina babai) est, comme son nom
l’indique, essentiellement blanche.
Elle a juste les pointes jaunes,
sauf les longs rhinophores.
Si l’on regarde de très très
près, on s’aperçoit que son autre paire d’organes sensoriels plus courts, se
termine avec un aspect plumeux. Ces appendices sont lamellés et jaunes aux
extrémités.
Ce nudibranche se nourrit, comme
beaucoup d’autres, de minuscules cnidaires se développant en colonies et que le
plongeur peu attentif ne regarde même pas comme des colonies animales.
La flabelline blanche était
considérée comme endémique de la Méditerranée. Il semble qu’elle vive également
sur la côte atlantique de l’Espagne. Une migration symbolique du réchauffement
climatique ou plus simplement un défaut d’observation durant des
décennies ?
Berghia coerulescens est un cousin de la flabelline blanche (pardon
à mes collègues taxonomistes pour ces simplifications). On retrouve les longs rhinophores blancs, la seconde
paire lamellée avec les extrémités jaunes et la couleur blanche du corps.
Cependant, Berghia a des papilles tricolores : bleu-blanc-jaune. De plus,
comme chez la Cratena peregrina
(Hervia), une paire de marques orange peut être vue sur le dessus de la partie
antérieure de l’animal.
Ce nudibranche se nourrit
d’anémones et partage la même répartition géographique que sa cousine la
flabelline blanche.
Voici donc deux parents, l’un est
très sobre dans son apparence, l’autre plus coloré. La prochaine fois, je vous
montrerai que l’on peut parler d’espèces très différentes et pourtant se perdre
dans les identifications…







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